Voici une petite histoire sur l'écologie. Une petite histoire issue d'un fait divers et tellement banal qui donne lieu à une réflexion profonde sur la faculté que l'homme de se défaire de ses vices sur les autres. La difficulté que l'homme a d'assumer ces fautes, il est tellement plus simple de se dire que c'est l'autre qui est dans l'erreur et en plus cela déculpabilise. Cette petite histoire en dit long sur une situation écologique actuelle complexe. Le matraquage médiatique et les campagnes de sensibilisation pour le respect de la planète y sont sans doute pour quelque chose. La finalité étant que tout n'est pas forcément noir OU blanc, tout n'est pas forcément bon OU mauvais. Le message est que l'on peut faire certaines choses bien et d'autres pas. On peut aussi faire des choses bien qui deviennent mal à une autre échelle : c'est un peu le principe de l'ordre local pour un désordre global. Il est donc difficile de critiquer le bien et le mal quand on a du mal à mesurer les répercussions possibles de nos actions respectives. Je vous laisse lire et tirer vos conclusions...
A la caisse d'un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit : "Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources!"
La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué: "Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps."
La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué: "Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps."
Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta: "Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps!"
La vieille dame admît :
La vieille dame admît :
"A l'époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
De mon temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine avalant 3000watts à l'heure. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.
À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées ou auto portées. À l'époque, on travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau. On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24. À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui."
La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement.
Après cette petite lecture, un peu morale, pensez-vous toujours que notre manière de faire est plus efficace ? Pensez-vous que parlez d'écologie comme nous le faisons est plus efficace que ce que faisaient les anciens ? Je n'ai pas de réponses simples, mais la question mérite en tout cas d'être soulevée ...
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